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Un roman dans la planète Mars
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272 p., 24 €
Colloque Paschal Grousset
256 p., 24 €
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56 p., 20 €
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Auteurs - André Laurie (Paschal Grousset)

André Laurie
[Paschal Grousset]

Paschal Grousset
 

Notes biographiques anonymes de 1895 précédant la publication d'Un roman dans la planète Mars.
(notes de ces notes : Christian Soulignac)

Nous commençons aujourd’hui la publication d’une nouvelle œuvre, fort originale, d’André ­Laurie : Un Roman dans la planète Mars. C’est une fantaisie ­scientifique qui piquera, croyons-nous, très vivement la curiosité de nos lecteurs. André Laurie est un écrivain ingénieux, à la plume fine, alerte et bien française. Ses succès en librairie ont été considérables et sa véritable personnalité a ­souvent occupé l’attention publique...
En effet, André Laurie, Philippe Daryl, Paschal Grousset ne sont rien autre que trois désignations variées du même personnage. Cela forme une inséparable trinité, chaque terme répondant d’ailleurs à une fonction, à une dualité particulières. Mais, pour éclaircir ce mystère, quelques notes biographiques suffiront.
Paschal Grousset est né à Ajaccio1 en 1844. Fils d’un principal de collège, il étudia d’abord la médecine, puis se jeta dans le journalisme où il débuta par une série de chroniques scientifiques (à ­l’Étendard, à l’Époque, au Figaro) qui le firent promptement remar­quer. C’était vers la fin de l’Empire. Les discussions politiques s’envenimaient : avec son sang chaud de Corse, enflammé d’une ardeur juvénile, Paschal Grousset ne tarda pas à se lancer, à corps perdu, dans la fournaise. Il avait rencontré Henri Rochefort dans les bureaux de rédaction, et, pris par son entregent, fasciné par son esprit, il s’était attaché tout de ­suite à sa fortune. Quand le fameux lanternier2 fonda La Marseillaise, il se fit inscrire des premiers parmi ses collaborateurs. On n’ignore pas qu’il fut mêlé, à cette époque, à l’incident Pierre ­Bonaparte et au retentis­sant drame d’Auteuil. Le pauvre Victor Noir, qui fut tué par le prince, était un des témoins de Paschal ­Grousset3. Au moment du procès, du ­reste, ­celui­-­ci fut arrêté et tenu au secret pendant deux mois. ­élargi après l’acquittement de Pierre Bonaparte, mais plus que jamais surexcité, il commença ­aussitôt une campagne passionnée contre l’Empire qui lui valut d’innombrables condamnations.
Après le 4 septembre4, lorsque Rochefort eut été nommé membre du Gouvernement de la ­Défense nationale, il dirigea durant quelques jours la bouillante Marseillaise, puis s’engagea à titre de volontaire dans le 18e bataillon de chasseurs à pied. Lorsqu’il revint, la Commune éclatait. Dans trois feuilles éphémères (l’Affranchi, la Bouche de fer, la Nouvelle République), il jeta de nouveau son cri belliqueux. « Délégué des Affaires étrangères, » lorsque la Commune ­succomba, il fut arrêté au moment où, sous un déguisement de femme, il cherchait à fuir. La peine de la dépor­tation fut pro­noncée contre lui et il fut envoyé avec Rochefort en Nouvelle-Calédonie. Avec Rochefort également, il parvint à s’évader en 1874, et il se réfu­gia dans la libre Angleterre.
Là, dépouillant complètement l’homme ­politique, ­faisant oublier jusqu’à son nom qui eût pu effaroucher encore de timides oreilles, il se consacra entièrement à ­l’étude. Ce fut sous le pseudonyme de Philippe Daryl, sa première incarnation littéraire. Possédant à fond la ­langue anglaise, il envoyait au Temps de substantielles études sur les universités et sur la littérature britan­niques. épris des mœurs et du système d’éducation d’outre-Manche, il se fit le champion de l’éducation physique.
rentré en France, en 1881, il publia coup sur coup, soit sous son premier pseudonyme, soit sous celui d’André Laurie, une série de plaidoyers vibrants en faveur de tous les sports. Mais le nom d’André ­Laurie a été surtout illustré par la célèbre collection des ­Scènes de la vie de collège dans tous les pays, qui a déjà fait les délices de plusieurs générations.
Il faut croire, toutefois, qu’à son tempérament nerveux et sanguin le silence du cabinet pesait bien lourd car, en dépit de ses succès de librairie, il est ­remonté de nouveau sur la brèche politique. Cette dernière rentrée — on se le rappelle — avait été ­précédée d’un essai de résurrection de la Bouche de fer, qui souleva une grosse émotion avec l’affaire Quiquerez-Segonzac5. Depuis, Paschal Grousset a été élu député6 et il a tenu maintes fois le public en haleine, non seulement avec sa petite « scie » au ­prince de ­Sagan (à propos de quelques arbres indûment ­arrachés au Bois de Bou­logne) ou avec son inoubliable « clou » pour l’Exposition de 1900 (le trou de mille mètres qui en a déjà bouché plus d’un, dans les revues de fin d’année)7, mais aussi avec des propositions fort humanitaires et des préoccupations sincères d’as­sistance et de bien-être publics.

__________

1. L’auteur de ce texte s’est trompé. Grousset n’est pas né à Ajaccio mais à Corte, le 7 avril 1844.
2. Le premier journal de Rochefort fut La Lanterne. Son ­numéro 1, du 30 mai 1868, était inauguré par cette phrase bien connue : « La France contient, dit l’Almanach impérial, trente-six millions de ­sujets, sans compter les sujets de mécontentement. » La Marseillaise lui succéda sur 156 numéros du 9 décembre 1869 au 25 juillet 1870.
3. Le prince Pierre Bonaparte s’était senti offensé par un ­article de La Marseillaise et en demanda réparation par les armes à ­Paschal ­Grousset. Victor Noir, mandaté ainsi qu’Ulric de Fonvielle, par Grousset pour régler le duel, fut tué par le prince d’un coup de pistolet pendant la négociation. L’enterrement de Victor Noir fut l’occasion d’une importante manifestation de protestation contre le régime en place et le point de départ d’une ­série d’événements qui conduisirent à la chute du Second Empire.
4. Le 4 septembre 1870 : proclamation de la IIIe République après la ­défaite de Sedan et la capture, le 2, de Napoléon III par les ­Prussiens.
5. Fait divers de 1892 en Côte d’Ivoire. Suicide du lieutenant Paul ­Quiquerez ou assassinat par le sous-lieutenant Segonzac ? Un ­procès eut lieu qui acquitta l’inculpé.
6. Il fut élu député socialiste de la Seine (maintenant département de Paris) le 3 septembre 1893 et réélu à trois reprises les 8 mai 1898, 11 mai 1902 et 20 mai 1906.
7. Malgré nos recherches, il ne nous a pas été possible de braquer un peu de lumière sur l’obscurité de ces deux allusions à l’actualité brûlante des années 1890.

Date de création : 13/12/2008 @ 03:10
Dernière modification : 14/12/2008 @ 12:13
Catégorie : Auteurs
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Paschaline le 14/02/2009 @ 11:13

Désolée de ne pas connaître votre formidable maison d'édition... Vous félicite de rééditer Paschal Grousset... Vais acheter vos deux livres...                Informez vos lecteurs du

Centenaire de Paschal Grousset : colloque/Exposition/Biographie.

Les 10, 11 et 12 avril 2009 à Grisolles en Tarn et Garonne...

Et continuez !!! 

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