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Un roman dans la planète Mars
148 p., 17,50 €
Spiridon le Muet
272 p., 24 €
Colloque Paschal Grousset
256 p., 24 €
Mission secrète
72 p., 7 €
L'Alambic
56 p., 20 €
Pohol
112 p., 16 €
Les Petits-Neveux de Gulliver
208 p., 24 €

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Des barbares...
Une maison d'édition sauvage créée par Éric Dussert et Christian Laucou en 2007.
Peu de passé, mais un avenir ouvert. À coups de cimeterre.
Une spécialité : la littérature.
Une période de prédilection : du 19e au 21e siècles.
Une pratique : deux éditeurs autonomes qui, après acceptation en commun d'un titre, mènent chacun de bout en bout leur projet éditorial.
ed&cls
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Les Petits-Neveux de Gulliver - par CLS

 De Münchhausen à La Chambaudière,
le mensonge érigé en loi...

 
PetitsNeveux.jpg

Les Petits-Neveux de Gulliver, ouvrage né en 1838 au cœur de l'époque romantique française, nous offre, c’est le contenu même de son sous-titre, le récit des voyages de monsieur le marquis de La Chambaudière dans plusieurs régions connues et inconnues. Voyages imaginaires, au déroulement hautement fantaisiste. Illustré, dans sa première édition en volume, de charmantes lithographies. L’œuvre s'inscrit dans la tradition des aventures du baron de Münchhausen ; un baron auquel, au passage, notre marquis emprunte quelques anecdotes. Attendons-nous dès lors à lire un ouvrage hautement réjouissant.
Mais qui est Émile Bouchery, l’auteur de ce texte ? Peu connu de ses contemporains, il a été (avant notre réédition) totalement oublié de nos jours. Il fut discret, trop discret sans doute. Son ami Charles Monselet nous donne de lui un petit portrait dans lequel nous pouvons puiser l’essentiel de ce que l'on sait de lui :
Émile Bouchery ?...
Ce nom ne dit rien à la foule, je le sais   ; il est à peine connu d’un petit nombre d’anciens journalistes, parmi lesquels Bouchery a tenu son rang avec plus de modestie que d’éclat.
Et cependant, que d’espérances n’avait-il pas données lors de ses débuts !
Pour cela, il faut remonter un peu haut, jusqu’à la fiévreuse période romantique. Tous les jeunes gens avaient alors quelque chose dans le ventre, et surtout une fougue, une verve, une audace d’originalité !
Émile Bouchery, qui venait on ne sait d’où, jeta au nez du public deux ouvrages d’une rare excentricité :

Maritalement parlant, par MM. De Cobentzell  ; 1834, Alexandre Mesnier, libraire.
Après Vêpres, par l’abbé Froulay   ; 1837, Alphonse Levavasseur et Cie, libraires.
Si l’on me demande pourquoi ces deux pseudo­nymes, je répondrai que je n’en sais rien. Émile Bouchery, ­souvent interrogé par moi à ce sujet, m’a dit que c’était la mode et qu’on espérait ainsi piquer la curiosité de l’acheteur. — Arsène Houssaye m’a dit la même chose à propos de son premier roman :
De Profundis ! qu’il a signé Alfred Mousse.
Les deux volumes d’Émile Bouchery furent remarqués pour leur étrangeté et l’inouïsme de leur style. Ils furent attribués à plusieurs écrivains en renom, entre autres Pétrus Borel. On pouvait s’y tromper, en effet   ; c’est le même esprit paradoxal, la même outrance dans les situations et la même préciosité dans la phrase.
Cette croyance fut poussée à ce point qu’un libraire de Bruxelles publia, en 1841, une contrefaçon d’
Après Vêpres, sous le titre nouveau de : Mme Isabelle, par Pétrus Borel.
Dans un autre genre, un genre moins échevelé, Émile Bouchery obtint un véritable succès avec
les Petits-Fils de Gulliver [sic], parus dans le Journal des Enfants. Ce ­roman, qui a charmé toute une génération en pantalon à dentelles, peut se classer à côté des Aventures de Jean-Paul Chopart, de Louis Desnoyers.
Pourquoi Bouchery s’arrêta-t-il en si bon chemin  ? Ah ! Pourquoi  ? Parce que les nécessités quotidiennes de la vie firent de lui un journaliste.
On le trouve à la
Patrie, on le rencontre au Figaro  ; il est bon à tout et il fait tout, le malheureux ! Articles de sciences, de tribunaux, de politique.
Et puis, comme un grain de fantaisie ne devait jamais l’abandonner, Émile Bouchery s’en alla un jour prendre la rédaction en chef du
Journal de Monaco.
C’est égal   ; c’était un homme bien doué, un écrivain de talent et de race. Il ne lui a manqué que la chance : peu de chose, — tout !

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Émile Bouchery, Les Petits-Neveux de Gulliver. Postface et notes de Christian Soulignac. Couverture illustrée de deux lithographies tirées de la première édition. — Paris, Des barbares..., octobre 2014, 208 pages, 24 €.
 
Publié le 07/06/2015 @ 09:31  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Pohol, en juin - par Éric Dussert

 Pohol en souscription
(découverte d'un petit romantique inconnu)

 
Pohol

Pohol, histoire de 1829 était le feuilleton de l'été dernier sur l'Alamblog. Illustré de photographies de l'artiste Christèle Jacob, il avait été remarqué.
Le Marseillais Marc Michel (1812-1868) y faisait ses premiers pas littéraires dans le goût romantique propre à son temps. Si, en bon pays de Barthélémy et Méry, il deviendra un humoriste doublé d'un journaliste, ainsi que le premier coauteur du jeune Eugène Labiche, c'est à la manière des frénétiques Xavier Forneret, Charles Lassailly ou Petrus Borel qu'il établissait dans le grand journal de la cité phocéenne le récit du destin d'un personnage (très) maudit dont le sort s'incarnait au Père-Lachaise, lieu alors tout juste inauguré mais déjà fort évocateur...
Exercice d'un jusqu'auboutiste rayonnant, hommage et satire gothique tout à la fois, Pohol restait une pièce négligée de l'histoire du romantisme. Elle peut cependant paraître des plus importante : d'une tournure d'esprit étonnamment moderne, elle méritait à l'évidence d'être soumise aux lecteurs, qui apprécieront sans nul doute son ironie et ses caprices.
En version intégrale, agrémentée de textes de jeunesse inédits de Marc Michel, issus du Sémaphore de Marseille et de la Revue de France, cet étonnant bijou du romantisme est désormais sous presse et paraîtra le 1er juin prochain à l'enseigne Des barbares...
Censure dramatique, saint-simonisme, bêtise intégrale, pédagogie de Cour d'assises sont les sujets traités dans les autres écrits de Marc Michel qui n'avaient jamais ont jamais été repris en volume.
Marc Michel, Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface du Préfet maritime. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des barbares..., 1er juin 2011, 112 pages, 16 €.


Les chèques sont à libeller à l'ordre d'Éric Dussert, 29, rue du Borrégo 75020 Paris.
Publié le 19/04/2011 @ 18:48  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article
La dernière nouvelle


Conan Doyle : Mission secrète - par cls le 23/09/2010 @ 17:33

 
Conan Doyle fait un petit tour chez Des Barbares...

Pour fêter comme il se doit l'année France-Russie déjà bien entamée, Des barbares... publie un britanique (pas n'importe lequel : le papa de Sherlock Holmes). Paradoxe ? Seulement en apparence. Car la nouvelle ici donnée est proposée en français (et en anglais original, c'est une édition bilingue), et se déroule en Russie. Nouvelle de jeunesse d'un écrivain affirmé mais pas encore confirmé. Il faudra attendre Sherlock Holmes (déjà cité) pour ce faire.
Notre ouvrage un peu mince (72 pages en tout) se complète d'une postface de votre serviteur et d'une bibliographie bolchévique d'Éric Dussert. Il fut conçu au cœur de l'été, en juin dernier, et vous est proposé maintenant, dans les premiers jours de l'automne 2010. Ouvrage de rentrée littéraire ? Certes pas ! Ouvrage intemporel qu'on aura plaisir à lire et relire à loisir.
 

Mission secrète

 

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